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À jour au 2026-03-08. Les chiffres et descriptions suivent la littérature publiée, pas le matériel promotionnel.
Pour la Ire dynastie, la succession des souverains est considérée comme certaine. Après Narmer, la succession des sept rois suivants jusqu'à Qâ est connue avec une certaine certitude. Ces huit souverains ont, règne après règne, tenté de consolider l'unification du pays. Ils se sont tous fait enterrer près de leur capitale Thinis, dans le cimetière d'Oumm el-Qa'ab. Jusqu'à la fin de la Ire dynastie, la tradition voulait que les plus proches parents ainsi que les serviteurs de haut rang suivent le roi dans la mort. Ils étaient enterrés dans de petites tombes latérales presque carrées, directement à côté de la tombe du roi. La reine Merneith joue un rôle historique particulier au début du règne de son fils Den. Les sceaux en argile de la tombe de cette dame à Oumm el-Qa'ab ainsi que le complexe funéraire extraordinairement grand avec son propre quartier de culte et sa propre stèle funéraire de format royal permettent de conclure qu'elle a pris en charge et dirigé les affaires du gouvernement pour le roi Den pendant un certain temps, puisque ce dernier était probablement encore trop jeune pour la fonction de roi. En effet, le prédécesseur de Den, le roi Ouadji, a eu un règne court. Den a donc partagé le trône royal avec sa mère. Des cas similaires sont également connus pour les reines Ânkhésenpépi II (VIe dynastie) et Hatchepsout (XVIIIe dynastie).
Sources : fr.wikipedia.org
==== Développement du pays ==== Narmer est attesté sur de nombreux sites du pays, de Nekhen au sud jusqu'au Delta, incluant la ville de Bouto dans le Delta occidental. Le roi est également attesté dans les régions entourant la Vallée, soit dans le désert oriental, plus précisément au site no 18 du Ouadi Qash, dans le désert occidental, plus précisément dans l'oasis de Kharga(en) « The Narmer Catalog Source Number 6015 » et dans le Gebel Tjaouti(en) « The Narmer Catalog Source Number 4037 » près de Coptos, ainsi que peut-être au Nag-el-Hamdoulab près d'Éléphantine, même si l'identification n'est pas certaine de par l'absence de nom dans le serekh, et dans le Sinaï, plus précisément au Ouadi 'Ameyra. Ces différentes attestations montrent que le roi est présent dans toute l'Égypte et au-delà, montrant que l'Égypte est unifiée sous son règne. Un autre point à noter est que Narmer est fortement présent en Canaan, dans la continuité de ses prédécesseurs, où une colonisation de fait d'une partie du sud du territoire a lieu, peut-être pour contrôler plus efficacement les routes commerciales dans une région alors peu structurée politiquement. Après son règne, le roi se fit enterrer dans le cimetière d'Oumm el-Qa'ab près d'Abydos, à côté de ses probables prédécesseurs immédiats Iry-Hor et Ka.
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Le successeur de Narmer se nommait Aha et a été enterré près de ce dernier dans le cimetière d'Oumm el-Qa'ab, mais cette fois dans une tombe bien plus grande constituée de trois grandes cavités creusées, montrant le développement du royaume égyptien sous son règne, notamment sur le plan architectural. De plus, la tombe d'Aha, contrairement à celles de ses prédécesseurs, était accompagnée de trente-quatre tombes subsidiaires, dont celle de son épouse Beneryb, littéralement « Celle qui a un cœur doux ». Aha a également construit trois enclos funéraires à un peu plus d'un kilomètre à l'est du cimetière, près des zones cultivées, inaugurant une pratique qui sera suivie par ses successeurs. Le roi est attesté sur plusieurs sites égyptiens, mais sur une aire moins vaste que Narmer, allant de la nécropole memphite au nord (Abou Rawash, Zaouiet el-Aryan, Saqqarah, Helwan) à Nagada au sud, notamment, sur ce dernier site, par la tombe de l'un des membres féminins les plus proéminents de la famille royale de l'époque, celle de Neith-Hotep, considérée comme l'épouse d'Aha et peut-être la régente au début du règne de Djer. Si Narmer était déjà attesté dans la nécropole memphite, le plus ancien roi attesté dans les tombes de l'élite du pays située dans cette nécropole est Aha, ce qui prouve incontestablement que le palais, la cour et l'administration centrale étaient situés à Memphis. Le roi est connu pour avoir visité le sanctuaire de Neith à Saïs, comme l'indiquent deux tablettes découvertes à Abydos.
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Ces visites de sanctuaire faisaient partie intégrante de la charge royale et sont attestés régulièrement dans le registre archéologique. Il semble que ce soit à partir du règne d'Aha que l'Égypte commence à se désengager de la région de Canaan, ce roi n'est d'ailleurs peut-être attesté directement qu'une seule fois, bien que l'identification ne soit pas certaine, certains chercheurs considérant que le roi n'y est jamais attesté directement. Toujours est-il que la présence égyptienne reste attestée sous son règne, notamment par l'étude de la poterie dans l'avant-poste égyptien à En Besor, toujours actif sous le règne d'Aha. L'inscription sur une tablette d'ivoire d'Abydos suggère qu'Aha a mené une expédition contre les Nubiens : une année est explicitement appelée « l'Année de frappe de Ta-Sety », Ta-Sety étant le nom de la Nubie à l'époque. Les deux dernières années du règne d'Aha sont inscrites sur le fragment de Palerme de la pierre du même nom : la case-année de la dernière année complète indique que la festivité biannuelle nommée « Suivants d'Horus », peut-être un déplacement du roi et/ou d'une partie de la cour dans le but liée à la taxation des habitants du pays, et la création d'une image, c'est-à-dire une statue, d'Anubis ; la dernière case-année le concernant indique qu'il mourut au septième jour du sixième mois de cette année. Djer est le successeur de Aha sur le trône d'Horus.
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